Recherche sur les acquisitions massives de terres en Afrique de l’Ouest

Au Mali

lundi 8 avril 2013, par Rose-Anne St-Paul

CNOP - Coordination nationale des organisations paysannes

La CNOP se définit comme un regroupement de fédérations d’organisations paysannes apolitiques et autonomes. Elle est un cadre démocratique de convergence des préoccupations, actions et stratégies dans le but d’aboutir à un espace commun de représentativité réelle, de formulation de stratégies communes face aux autres acteurs, de renforcement des effets de leurs actions de lobbying et de plaidoyer. La CNOP a deux fonctions principales : une fonction de représentation politique et une fonction de défense des intérêts des producteurs Agricoles. La CNOP fédère des organisations paysannes à compétence nationale et/ou régionale qui couvrent tous les sous-secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, des forêts.

AOPP - Associations Professionnelles Paysannes Organisation

La vision de l’AOPP est celle d’une société civile malienne au sein de laquelle le monde rural est bien organisé avec « une agriculture familiale et performante, multifonctionnelle, des paysans et des OP (féminines, masculines, mixtes) professionnels qui sont capables de négocier et de défendre les intérêts des paysans dans toutes les arènes (nationales, régionales, internationales) [et finalement] des cadres de concertations fonctionnels favorisant l’implication des paysans à tous les niveaux (national, régional, international) dans les prises de décision » (AOPP 2010). La fédération travaille sur différents types de projets liés notamment aux semences, au tourisme rural et à la sécurité alimentaire.

SEXAGON - Syndicat des Exploitants Agricoles de l’Office du Niger

Au sein de l’Office du Niger, les riziculteurs ne sont pas propriétaires de leurs parcelles et doivent payer de fortes taxes à l’État d’année en année pour pouvoir continuer à y cultiver. Lorsque la récolte est mauvaise, il faut quand même payer, sous risque d’expulsion. Face à cette situation, en 1996, des producteurs se sont regroupés pour former le Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger (SEXAGON) afin de défendre les intérêts des paysans de la zone par rapport à l’Office du Niger, dont les décisions étaient trop souvent prises au détriment des agriculteurs. Le SEXAGON a pu rétablir des familles qui avaient été chassées de leur terre. Plus largement, il s’intéresse également aux questions foncière, environnementale ainsi qu’à l’accès aux intrants. D’ailleurs, les producteurs de riz ont constitué 78 coopératives grâce auxquelles les paysans organisent des achats groupés d’intrants (semences, engrais) et centralisent la transformation et la vente de leurs récoltes (SOS Faim).